L’énergie, vous en avez besoin tous les jours. Pour bouger, penser, rester concentré. Les glucides, les lipides et les protéines sont souvent mis en avant comme sources principales de carburant. Mais sans vitamines et minéraux, votre corps ne peut pas vraiment les transformer en énergie utilisable. [1] Ces micronutriments agissent dans vos cellules. Ils permettent aux réactions chimiques de s’enchaîner pour produire de l’ATP, la molécule énergétique de base. Sans eux, ces réactions ralentissent. Résultat : moins d’énergie, plus de fatigue. Dans cet article, je vous explique comment les vitamines et minéraux soutiennent la production d’énergie, en me basant sur les données scientifiques. L’idée est de mieux comprendre comment les carences peuvent impacter votre vitalité au quotidien, et surtout, comment agir pour éviter ce phénomène.
Les vitamines B, au cœur du métabolisme énergétique
Un groupe de vitamines qui travaillent ensemble
Les vitamines B sont huit. Elles sont solubles dans l’eau et agissent en équipe. Leur rôle principal ? Aider vos enzymes à transformer les aliments en énergie. Sans elles, votre métabolisme ralentit. [2]
Elles interviennent dans deux types de réactions : celles qui libèrent de l’énergie (catabolisme) et celles qui construisent les structures de votre corps (anabolisme). Les vitamines du groupe B ne fournissent pas directement d’énergie, mais elles sont indispensables pour que vous puissiez tirer profit des glucides, des lipides et des protéines que vous mangez. [3]
Votre corps ne stocke pas les vitamines B en grande quantité. Vous devez donc en consommer régulièrement. Et si vous êtes carencé dans une seule, c’est toute la chaîne qui peut se bloquer. Chaque étape dépend d’un équilibre global et si un maillon manque, tout votre système peut ralentir.
Le fer : un oligo-élément pour l’énergie et la performance
Pourquoi le fer est important pour votre énergie
Le fer permet à vos globules rouges de faire leur travail : transporter l’oxygène des poumons vers les muscles, les organes, et toutes les cellules qui produisent de l’énergie. Sans oxygène, pas de respiration cellulaire. Et sans respiration cellulaire, votre corps n’est pas en capacité de produire de l’ATP. Par conséquent, vous n’avez plus d’énergie.
Mais ce n’est pas tout. Comme l’indique une étude de 2022, le fer joue aussi un rôle dans le cycle de Krebs et dans la chaîne de transport d’électrons. Ces deux étapes sont indispensables pour produire de l’énergie dans vos cellules. [13] Quand votre corps manque de fer, c’est toute la production d’énergie qui ralentit.
Carence en fer : un lien direct avec la fatigue
L’étude de Yokoi montre que le manque de fer est fréquente, et qu’elle fait partie des causes nutritionnelles les plus connues de fatigue. [14] Mais il faut savoir que même si votre taux d’hémoglobine reste normal, un manque de fer peut quand même vous fatiguer. C’est ce qu’on appelle une carence en fer sans anémie. Et selon une étude de 2021, on apprend qu’elle affecte des milliards de personnes à travers le monde. [15]
Plusieurs méta-analyses ont montré que la supplémentation en fer peut réduire la fatigue chez les personnes atteintes de carence en fer sans anémie. [14] L’effet est modéré, mais réel.

Des études, dont celle de Dugan et co. ont aussi observé un effet positif du fer par voie intraveineuse sur l’énergie et la performance physique. [16] Même si la qualité des preuves reste faible, les résultats vont dans le même sens : corriger une carence en fer peut vous redonner de l’énergie.
Les essais cliniques montrent cet effet plus clairement que les études transversales. Pourquoi ? Parce qu’une fatigue peut avoir plusieurs causes. La présence d’une carence en fer sans anémie ne veut pas toujours dire que le fer est la seule explication. Il faut donc bien identifier l’origine de votre fatigue avant de corriger quoi que ce soit.
Mais une chose est sûre : un statut optimal en fer est indispensable pour maintenir un bon niveau d’énergie et ce, même si votre taux d’hémoglobine reste dans les normes.
Magnésium : un minéral pour l’énergie et les muscles
Le rôle du magnésium dans la production d’énergie
Le magnésium intervient dans plus de 300 réactions dans votre corps. Il agit notamment comme cofacteur pour de nombreuses enzymes. [17] Autrement dit, il aide les réactions chimiques à se faire au sein de votre organisme et en particulier celles qui produisent de l’énergie.
Comme l’atteste cette étude de 2024, le magnésium est indispensable pour activer l’ATP, la principale source d’énergie de vos cellules. D’ailleurs, il faut noter que l’ATP ne circule jamais seul dans votre organisme. Il est toujours lié au magnésium, sous forme de MgATP. [18]
Par conséquent, sans assez de magnésium, vous produisez moins d’ATP et donc moins d’énergie. Il intervient dans toutes les grandes étapes du métabolisme énergétique : glycolyse, cycle de Krebs, phosphorylation oxydative. Si le magnésium manque, ces processus ralentissent, et vous le ressentez directement : fatigue, manque d’énergie et baisse de performance.
Magnésium et fonction musculaire
Le magnésium est aussi essentiel pour vos muscles. Il régule la contraction et la relaxation musculaire et agit sur les canaux calciques et la transmission nerveuse, deux éléments clés pour bien bouger et récupérer après l’effort. [17]
Il aide aussi à maintenir un bon équilibre avec le calcium. Le calcium déclenche la contraction musculaire alors que le magnésium permet la relaxation. [19] Si cet équilibre est perturbé, vous risquez des crampes, des spasmes ou de la fatigue musculaire.
Une étude de 2023 souligne d’ailleurs le rôle central du magnésium dans le maintien de la fonction musculaire. [20] Ce minéral essentiel intervient dans des centaines de réactions biochimiques et contribue directement à la contraction musculaire, à l’équilibre électrolytique, à la production d’énergie et à la défense contre l’inflammation.
Un bon niveau de magnésium aide aussi votre système nerveux à bien fonctionner. Et sans bonne transmission nerveuse, pas de coordination, pas de force, et donc une fatigue qui s’installe plus vite.
Un impact possible sur vos niveaux d’énergie
La vitamine D est surtout connue pour son rôle dans la santé osseuse. Mais depuis quelques années, les chercheurs s’intéressent aussi à son lien avec la fatigue. [21]
Certaines études montrent qu’une supplémentation en vitamine D peut réduire la sensation de fatigue, surtout chez les personnes carencées. D’autres mettent en avant son effet positif sur l’immunité et l’humeur, deux facteurs qui influencent aussi votre énergie au quotidien
Vitamine D, humeur et énergie mentale
Une méta-analyse a montré que la vitamine D pouvait réduire les symptômes dépressifs chez les adultes atteints de dépression, surtout quand le taux sanguin dépassait 50 nmol/L. [22] Ce n’est pas un effet direct sur l’énergie physique, mais la fatigue fait souvent partie des symptômes de la dépression. Le lien reste donc pertinent.
Les résultats suggèrent aussi qu’un taux normal de vitamine D pourrait ne pas suffire. Les bénéfices semblent plus marqués quand les niveaux sont optimaux, pas juste corrects. [22] Cela pourrait faire une vraie différence pour votre humeur, et peut-être aussi pour votre vitalité globale.
Il reste encore des zones d’ombre. Le lien direct entre vitamine D et énergie, hors contexte de dépression, n’est pas encore bien établi. Mais les données actuelles indiquent un rôle possible, notamment chez les personnes carencées ou sensibles à ces variations.
Vérifier et optimiser votre taux de vitamine D peut être un moyen intéressant de mieux gérer votre énergie, en complément d'autres micronutriments.
Zinc : un soutien discret mais essentiel à votre énergie
Le zinc, au cœur de vos réactions métaboliques
Le zinc est un oligo-élément indispensable pour le corps. Il intervient dans de nombreuses réactions liées à l’énergie et au métabolisme. [23] Il aide notamment à dégrader les glucides et les acides gras pour produire de l’énergie. Il joue aussi un rôle dans la synthèse des protéines.
Le zinc est lui aussi impliqué dans plus de 300 réactions enzymatiques. [24] Il agit comme cofacteur pour des enzymes qui gèrent les glucides, les lipides, les protéines, mais aussi l’ADN. Autrement dit, sans zinc, les grandes fonctions métaboliques ralentissent.
Comme le notent les travaux de recherche de Ahmad et co. (2024), le zinc participe aussi à la signalisation de l’insuline, l’hormone qui utilise le glucose comme carburant. [25] Le zinc aide à activer la voie PI3K/Akt, essentielle pour que vos cellules absorbent et utilisent le sucre.
Le zinc favorise aussi la phosphorylation oxydative et le transport du pyruvate dans la mitochondrie, deux étapes importantes pour produire de l’ATP. Des études montrent même qu’il peut améliorer la production d’énergie cellulaire dans des conditions de stress ou d’exposition à des toxines. [26]
Une carence en zinc peut donc limiter la capacité de votre corps à réguler la glycémie et à utiliser le glucose.
Résultat : moins d’énergie, fatigue plus rapide et récupération plus lente.
Mais attention à l’excès
Le zinc est utile à petites doses. Mais un excès peut faire l’effet inverse. [27] Des taux trop élevés de zinc libre dans les cellules peuvent perturber la production d’énergie.

Il peut aussi augmenter le stress oxydatif, réduire l’ATP disponible et perturber le fonctionnement des cellules, y compris les neurones.
Pour résumer de manière simple, le zinc est important pour votre énergie, mais à condition de rester dans des apports adaptés. Ni trop peu, ni trop. C’est l’équilibre qui fait la différence.
D’autres nutriments à ne pas négliger pour votre énergie
Des composés souvent oubliés mais utiles contre la fatigue
En plus des vitamines B, du fer, du magnésium ou du zinc, d’autres nutriments participent à la production d’énergie. Certains sont moins connus, mais leur rôle est bien documenté.
- Vitamine C : elle intervient dans les premières étapes de l’oxydation des nutriments. Elle agit aussi comme antioxydant, ce qui peut limiter le stress oxydatif lié à la fatigue. [1] Certaines études lui attribuent un effet bénéfique direct sur la réduction de la fatigue. [28]
- Coenzyme Q10 : elle joue un rôle dans la production d’ATP à l’intérieur des mitochondries. [21] Plusieurs recherches montrent une amélioration de la fatigue avec une supplémentation, notamment chez certaines populations.
- L-carnitine : elle aide à transporter les acides gras jusque dans les mitochondries, où ils sont utilisés pour produire de l’énergie. [29] Elle est souvent étudiée dans le cadre de la fatigue chronique ou de la récupération physique.
- NAD : cette coenzyme est impliquée dans le métabolisme cellulaire et le transfert d’électrons. [30] Elle soutient les réactions qui produisent de l’énergie et pourrait avoir un effet positif sur la fatigue.
- Méthionine : acide aminé essentiel, elle joue un rôle dans plusieurs voies métaboliques. Certaines études suggèrent un lien entre son statut et les niveaux de fatigue. [21]
Ces nutriments ne fonctionnent pas seuls. Ils agissent ensemble. Ne faites donc pas l’erreur de vous concentrer uniquement sur quelques vitamines, au risque de passer à côté de certains nutriments importants pour l’énergie.
Conclusion
La production d’énergie dépend d’un équilibre entre plusieurs micronutriments.
Les vitamines B activent le métabolisme, le fer transporte l’oxygène, le magnésium active l’ATP, le zinc régule les enzymes, et la vitamine D soutient l’humeur et la vitalité. Ensemble, ils permettent à votre corps de fonctionner efficacement. A cela vous pouvez aussi ajouter les bienfaits de l'huile de ricin.
Une carence, même légère, peut suffire à freiner tout votre système. Pour rester en forme, pensez global : chaque micronutriment compte.
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